Pokémon Go : Retour sur le jeu mobile phénomène

Alors que le monde succombe (à nouveau) à la folie Pokémon, nous allons faire un petit point sur ce véritable phénomène qui ne cesse de prendre de l’ampleur. Pour ceux...
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Alors que le monde succombe (à nouveau) à la folie Pokémon, nous allons faire un petit point sur ce véritable phénomène qui ne cesse de prendre de l’ampleur.

Pour ceux qui l’ignorent encore, Pokémon Go est devenue, à ce jour, l’application la plus téléchargée au monde avec 75 millions de téléchargements et déjà plus de 50 millions de dollars de revenus. Elle nous ferait même oublier les mastodontes du secteur tels que Clash of Clans, Clash Royal ou encore Candy Crush Saga.

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Les petits monstres de poche de Nintendo sont repartis pour nous jouer un sacré tour.

Et pourtant, ce succès n’a rien d’étonnant lorsque l’on s’intéresse de plus près à l’histoire de Pokémon. Plus intéressant encore, cette dernière version de nos petits monstres de poche n’aura jamais autant collée avec l’idée de base de son créateur.

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Pour comprendre cela, faisons un bon de plus de 20 ans en arrière. Nous sommes en 1990 et un jeune passionné d’insectes, Satoshi Tajiri, imagine un jeu où l’on pourrait capturer et collectionner de petites créatures recueillies dans les forêts, pairies et les routes. Mais ce n’est pas tout, il serait également possible de faire combattre ces petits monstres et surtout de pouvoir les échanger avec d’autres « dresseurs ». A cette époque la célèbre console portable de Nintendo, la Game Boy, envahissait les foyers et les cours de récré du monde entier. Hormis ce côté portatif, ce qui attira l’attention de Tajiri fut la présence du port « Link » permettant de relier deux consoles et donc rendant possible l’interaction entre les joueurs.

Après avoir séduit Nintendo, Tajiri et son équipe se lancèrent dans le développement de ce projet d’envergure. 6 ans après, Pokémon fit son entrée sur le marché pour finir quelques années plus tard comme l’une des licences les plus importantes du monde. En 2000, soit 4 ans après le premier lancement, les jeux Pokémon s’étaient écoulés à plus de 52 millions d’exemplaires dans le monde. Ils avaient rapportés plus de 105 milliards de francs à Nintendo, ce qui représente aujourd’hui plus de 20 milliards d’euros (2016). Le phénomène relança également les ventes de la Game Boy, jugée has been, à la sortie du jeu en 1996, face aux nouvelles consoles 3D de l’époque.

On constate alors que la recette reprise aujourd’hui par Niantic pour Pokémon GO n’a jamais autant collé avec l’idée de base de son créateur, Satoshi Tajiri. Qui n’a jamais rêvé de devenir un vrai chasseur de Pokémon et ainsi partir à l’aventure pour découvrir et capturer de nouvelles et étonnantes créatures ?

Nos mobiles, les meilleurs Pokédex jamais inventés !

Aujourd’hui plus question de GameBoy et de cable « Link », tout ce fait via nos mobiles. Toujours fidèles au poste, ils sont la pierre angulaire du retour en force du phénomène Pokémon. Ils nous plongent littéralement dans la peau d’un dresseur devant sortir pour débusquer et capturer le plus de créatures possible. Cerise sur le gâteau, le jeu permet également de participer à de nous mesurer à d’autres joueurs via des arènes disséminées un peu partout dans les villes.

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Il n’en fallait pas moins pour faire de Pokémon Go l’application la plus utilisée au monde après (seulement) une semaine de lancement avec plus de 22 millions d’utilisateurs actifs par jour. 

Enfin, en plus de trôner en tête du classement des stores d’applications, Pokémon Go rapporte des revenus plus que juteux à Nintendo, Niantic, The Pokémon Company et Google. Sans oublier Apple qui engrange 30% de commissions sur les achats in-app iPhone. La firme de Cupertino a d’ailleurs déjà reversé plus de 50 millions de dollars rien qu’en une semaine et à ce rythme là, elle pourrait empocher 3 milliards de dollars dans les 24 prochains mois.

Quel futur pour Pikachu et sa bande ?

Face à l’incroyable (et inattendu) succès de Pokémon GO, l’éditeur traine la patte pour rendre disponible le jeu partout dans le monde. La principale raison serait la crainte d’une surcharge des serveurs, comme Niantic l’avait précisé sur son blog lors de la sortie du jeu au Japon. D’ailleurs depuis sa sortie en France, le 24 juillet dernier, nous remarquons que la majorité des mauvaises notes sur l’AppStore et le Google Play Store proviennent de l’instabilité et la non compatibilité du jeu sur les différents mobiles.

La gamification du monde réel, une vraie mine d’or !

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Passé « l’euphorie » du lancement, les choses sérieuses vont pouvoir commencer pour Niantic et Pokémon Company. Face à la folie engendrée par la présence de Pokémon rares ou de points d’intérêt dans certains endroits, les marques n’allaient pas rester les bras croisés. Le PDG de l’éditeur, John Hanke, déclarait d’ailleurs au Financial Times que «Les entreprises nous paient pour apparaître dans le jeu, avec l’idée que cela dopera leur fréquentation.».

Pokémon Go aurait-il ouvert un boulevard à une véritable gamification de notre vie quotidienne ? Les premières opérations plus ou moins officielles mettent en évidence tout le potentiel offert par ce jeu.

Monoprix fut le premier à lancer les hostilités sur l’hexagone en ouvrant un de ses magasins (St Michel) aux nombreux dresseurs de la capitale. L’enseigne offre donc depuis vendredi dernier de « véritables kits à destination des dresseurs», contenant notamment une batterie externe pour smartphone ou encore de la crème solaire.

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Au Japon cette fois, McDonald’s a également noué un partenariat avec Niantic pour intégrer dans certains de leurs restaurants des «PokéStops». Dans ce dernier cas, les dresseurs Pokémon pourront se retrouver dans ces endroits pour attraper des créatures virtuelles mais également y trouver divers objets utiles dans leur quête.

Vous l’aurez compris, c’est sur ces partenariats juteux que Niantic va sans doute baser une bonne partie de son modèle économique. Et ce n’est qu’une partie visible de ce qui nous attend autour de cette folie Pokémon Go. Nous ne tarderons pas à voir débarquer de nouveaux partenaires aux dents longues et surtout de nombreux produits dérivés autour de nos monstres de poche préférés.

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25 ans - Passionné par la technologie et les jeux vidéo, je suis le co-fondateur et Rédacteur en Chef de Playsmart.fr